Il s’étire en longueur sur la crête sommitale et n’est accessible que par le versant opposé à l’Aveyron. Un chemin tracé à flanc de rocher (à partir de la Croix de la Peste) y conduit. Une cour précède la porte d’entrée qui s’ouvre entre deux tours.
La tour de droite, semi-circulaire, est percée d’archères. Celle de gauche, la plus puissante, est aveugle. Elle est munie d’un bec ou éperon, masse compacte de maçonnerie destinée à faire dévier les projectiles et à amortir les effets des béliers. La porte était défendue par une herse et un assommoir ménagé dans la voûte.
Un corps-de-garde occupe le rez-de-chaussée de la tour ronde. Quant à la tour à éperon, elle ne comporte en son centre qu’une toute petite salle carrée de 2,50 m. ayant servi de prison. Un escalier à volées droites pratiqué dans l’épaisseur des murailles permet d’atteindre le premier étage des tours.
Dans une cour intérieure étaient édifiés les logis et divers bâtiments remaniés à plusieurs époques. Ici, une ouverture romane. Là, une fenêtre à croisée…
Une dernière enceinte, séparée par un isthme étroit, comprenait une tour carrée, une tour ronde et une chapelle. Un acte de 1384, nous apprend que cette chapelle était dédiée à Sainte-Marguerite. C’est cette partie que l’on voit depuis la terrasse du restaurant.
Les constructions s’échelonnent du XII° au XV° siècle mais c’est dans la deuxième moitié du XIII° siècle, après que le château fut entré en possession d’Alphonse de Poitiers, frère de Saint-Louis, en 1251, qu’on a re(bâti) le plus.
Actuellement en travaux, le château devrait être ouvert au public par ses nouveaux propriétaires en 2009.
Bar-restaurant La Terrasse - Penne (Tarn - 81)
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